LinkedIn : Quelles sont les bonnes pratiques à adopter ? Échange avec Mathieu Laferrière

LinkedIn : Quelles sont les bonnes pratiques à adopter ? Échange avec Mathieu Laferrière

En regroupant 16 millions de membres et 2,1 millions d’utilisateurs actifs au quotidien, LinkedIn reste l’un des réseaux sociaux privilégiés par les professionnels en France. Cependant, avoir un profil complet et informatif n’est plus suffisant pour se démarquer. Quelles sont alors les bonnes pratiques à mettre en place pour rendre son expertise visible sur ce réseau social ? Mathieu Laferrière, strategic advisor, facilitator et coach LinkedIn partage quelques astuces pour faire la différence sur LinkedIn :

Bonjour Mathieu, merci d’avoir accepté cette interview ! Avant d’entrer dans le vif du sujet, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Comme plusieurs personnes de nos jours, j’ai un parcours atypique. J’ai fait mes études universitaires en génie à l’École Polytechnique de Montréal. À la même époque, j’étais aussi guitariste dans un groupe de musique.

J’ai travaillé ensuite pendant 9 ans au sein d’une entreprise qui concevait des scanners et des logiciels pour optimiser la coupe de bois. J’ai été tour à tour développeur logiciel, gestionnaire de projet R&D et coordinateur des opérations.

Mathieu Laferrière LinkedIn Bonnes Pratiques

Puis, je me suis lancé en affaires en 2007. C’est à ce moment que j’ai découvert LinkedIn. Il y avait tout juste 13 millions de membres dans le monde, soit moins que la France ou le Canada aujourd’hui.

Je demandais à chaque personne que je croisais : es-tu sur LinkedIn ? Peu de gens savaient ce que c’était. J’ai alors donné mes premières conférences sur le sujet. Puis un livre en 2009 et un cours en ligne à la mi-2015.

En parallèle, je me suis intéressé à l’organisation intelligente, le futur du travail, l’économie circulaire et une multitude d’autres sujets.

Au cours des 2 dernières années, j’ai aidé des milliers d’entrepreneurs et professionnels de la francophonie à mieux comprendre les opportunités et menaces du numérique. La majorité provient du Canada, de la France et de la Suisse.

À partir de votre expérience, quelles sont les erreurs les plus courantes effectuées sur LinkedIn ?

L’erreur la plus courante est en lien avec le profil. Soit il est rempli comme un cv, soit il est incomplet. Dans les 2 cas, il rate quasiment toujours sa cible.

Il faut voir de plus en plus son profil comme une interface entre 2 personnes. Il faut présenter directement ce que les visiteurs – intéressants pour nous – veulent savoir.

La deuxième erreur est en lien avec le réseau. Beaucoup de personnes se connectent avec n’importe qui, car elles n’ont pas de critère ou visent uniquement la quantité. Pour ma part, je mesure 2 choses : la réactivité et l’alignement avec mes objectifs. Ainsi, je m’assure d’un maximum de visibilité et d’interactions à court, moyen et long terme.

Puis, il y a le volet social. Plusieurs semblent oublier qu’il s’agit avant tout d’une plateforme sociale où la relation est importante. Il faut personnaliser et contextualiser les échanges, faire croître la confiance, bâtir la notoriété. Cela débute dès l’invitation et il faut être patient.

Finalement, une erreur courante pour ceux qui désirent des résultats : le manque d’alignement. Le profil, le réseau et les interactions doivent être alignés sur les objectifs visés. Encore faut-il en avoir. Si ce n’est pas le cas, on s’en remet à la chance.

Vous présentez dans votre blog la notion de capital réactionnel, pouvez-vous nous présenter en quoi ce dernier consiste et les étapes clés à suivre pour le construire sur LinkedIn ?

Le capital réactionnel, c’est un actif que nous générons en étant présents auprès des membres de notre réseau.

Parfois, c’est un J’aime pour une nouvelle qui ne lève pas. D’autres fois, c’est un commentaire pour relancer le débat ou pour proposer son aide. Dans tous les cas, c’est d’être là avant tout pour les autres et d’apporter de la valeur, à la fois pour notre réseau et pour la personne qui a publié.

En agissant ainsi, avec constance et pertinence, nous nous faisons remarquer positivement. Chaque geste s’ajoute inconsciemment dans l’esprit des gens, jusqu’à ce que ce soit à notre tour de récolter. Un même message auprès d’un même réseau peut obtenir 10 à 100 fois plus de visibilité grâce au capital réactionnel accumulé.

Les bonnes pratiques à adopter sur LinkedIn

En ayant ceci en tête, il vous suffit d’aller régulièrement dans le fil de nouvelles et de chercher selon 2 critères : le sujet de la nouvelle et la personne qui publie.

Si le sujet est pertinent pour les membres de votre réseau, vous pouvez cliquer J’aime ou faire un partage. Si la personne qui publie est importante pour vous, il peut être plus intéressant de commenter. Elle pourra ainsi vous répondre.

D’ailleurs, générer des likes, c’est bien mais générer des commentaires, c’est encore mieux ! Quels sont vos conseils pour optimiser un article afin qu’il génère des commentaires ?

Pour générer des commentaires, il faut déjà que l’article soit écrit en ayant cet objectif en tête.

Ceux qui utilisent les médias sociaux restent souvent en surface. Ils sautent d’un article à l’autre. Pour favoriser l’engagement et provoquer la conversation, il faut créer un changement de rythme ou une pause.

Pour ce faire, il existe différentes façons. Il y a par exemple : la surprise, la prise de position – idéalement polarisée, les opinions ou réactions en lien avec l’actualité, la demande de partages d’expérience, etc.

Une que l’on oublie parfois et qui est pourtant évidente : laisser de la place pour que les lecteurs puissent compléter ce que l’on présente.

En d’autres mots, les omissions volontaires. Par exemple, à la question sur les erreurs courantes plus haut, j’aurais pu ne pas inclure le volet social. À coup sûr, quelqu’un aurait commenté en parlant des invitations non personnalisées ou de ceux qui s’immiscent maladroitement dans les conversations.

Gardez en tête qu’une personne qui commente une première fois – et qui vit une bonne expérience – aura plus tendance à le faire à nouveau dans le futur. Quelques fois, il faut instaurer un climat de confiance avec des sujets plus légers.

Certains commentaires peuvent être négatifs, quelle est d’après vous la meilleure réaction à avoir dans ce cas : ignorer ces commentaires, répondre avec bienveillance, susciter le débat ?

Le type de relation que je veux développer avec mon auditoire fait en sorte que je vais toujours répondre avec bienveillance dans un premier temps.

Ensuite, cela dépend de la réponse de celui qui a commenté, du risque auquel je m’expose et de l’importance du sujet pour moi.

Quelqu’un m’a déjà écrit que mon article était mauvais. J’ai simplement répondu : « Merci pour ton retour et désolé si je t’ai fait perdre ton temps ». Il n’y avait pas matière à discuter davantage.

LinkedIn, échange avec Mathieu Laferrière

Dans certains cas, un débat est intéressant pour obtenir de la visibilité. L’algorithme de LinkedIn adore ces échanges de commentaires. D’autres peuvent se joindre à la conversation, entraînant une hausse exponentielle du nombre de vues.

Ce qu’il faut éviter, ce sont les discussions qui dérapent et qui s’étirent. Il m’est arrivé à l’occasion de communiquer en privé avec la personne. Par exemple : « J’en prends note. Je vous envoie un message ». Ce n’est pas tout le temps possible, mais cela peut faire une différence.

Les groupes constituent un très bon moyen de partager des astuces, mais avec le volume des articles qui sont publiés, il peut être difficile de se rendre visible auprès des autres membres du groupe. Avez-vous des conseils pour que l’article obtienne des vues et génère des réactions ?

Il faut évidemment optimiser le titre, l’image et l’introduction. C’est un minimum.

9 fois sur 10, il faut aussi que le contenu soit pertinent avec la nature du groupe. Pour le reste, il faut miser sur le réseau et le capital réactionnel.

En effet, quelqu’un qui vous connaît a plus de chance de réagir à ce que vous publiez dans un groupe. Vous avez donc avantage à vous connecter avec certains membres de celui-ci.

D’ailleurs, que vous soyez actif sur leurs nouvelles à l’extérieur ou à l’intérieur du groupe n’a pas d’importance. Vous accumulez du capital réactionnel et celui-ci peut être utilisé partout, même dans le groupe.

Être actif dans un groupe a cependant un double avantage. Vous accumulez du capital réactionnel auprès de ceux qui publient et vous gagnez en rayonnement auprès de ceux qui les lisent.

Dans les 2 cas, visez ceux qui sont actifs pour augmenter vos chances d’être vu et lu.

Guide pratique sur l'utilisation des réseaux sociaux dans le cadre professionnel

Articles récents

Archives

Tags

En regroupant 16 millions de membres et 2,1 millions d’utilisateurs actifs au quotidien, LinkedIn reste l’un des réseaux sociaux privilégiés par les professionnels en France. Cependant, avoir un profil complet et informatif n’est plus suffisant pour se démarquer. Quelles sont alors les bonnes pratiques à mettre en place pour rendre son expertise visible sur ce réseau social ? Mathieu Laferrière, strategic advisor, facilitator et coach LinkedIn partage quelques astuces pour faire la différence sur LinkedIn :

Bonjour Mathieu, merci d’avoir accepté cette interview ! Avant d’entrer dans le vif du sujet, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Comme plusieurs personnes de nos jours, j’ai un parcours atypique. J’ai fait mes études universitaires en génie à l’École Polytechnique de Montréal. À la même époque, j’étais aussi guitariste dans un groupe de musique.

J’ai travaillé ensuite pendant 9 ans au sein d’une entreprise qui concevait des scanners et des logiciels pour optimiser la coupe de bois. J’ai été tour à tour développeur logiciel, gestionnaire de projet R&D et coordinateur des opérations.

Mathieu Laferrière LinkedIn Bonnes Pratiques

Puis, je me suis lancé en affaires en 2007. C’est à ce moment que j’ai découvert LinkedIn. Il y avait tout juste 13 millions de membres dans le monde, soit moins que la France ou le Canada aujourd’hui.

Je demandais à chaque personne que je croisais : es-tu sur LinkedIn ? Peu de gens savaient ce que c’était. J’ai alors donné mes premières conférences sur le sujet. Puis un livre en 2009 et un cours en ligne à la mi-2015.

En parallèle, je me suis intéressé à l’organisation intelligente, le futur du travail, l’économie circulaire et une multitude d’autres sujets.

Au cours des 2 dernières années, j’ai aidé des milliers d’entrepreneurs et professionnels de la francophonie à mieux comprendre les opportunités et menaces du numérique. La majorité provient du Canada, de la France et de la Suisse.

À partir de votre expérience, quelles sont les erreurs les plus courantes effectuées sur LinkedIn ?

L’erreur la plus courante est en lien avec le profil. Soit il est rempli comme un cv, soit il est incomplet. Dans les 2 cas, il rate quasiment toujours sa cible.

Il faut voir de plus en plus son profil comme une interface entre 2 personnes. Il faut présenter directement ce que les visiteurs – intéressants pour nous – veulent savoir.

La deuxième erreur est en lien avec le réseau. Beaucoup de personnes se connectent avec n’importe qui, car elles n’ont pas de critère ou visent uniquement la quantité. Pour ma part, je mesure 2 choses : la réactivité et l’alignement avec mes objectifs. Ainsi, je m’assure d’un maximum de visibilité et d’interactions à court, moyen et long terme.

Puis, il y a le volet social. Plusieurs semblent oublier qu’il s’agit avant tout d’une plateforme sociale où la relation est importante. Il faut personnaliser et contextualiser les échanges, faire croître la confiance, bâtir la notoriété. Cela débute dès l’invitation et il faut être patient.

Finalement, une erreur courante pour ceux qui désirent des résultats : le manque d’alignement. Le profil, le réseau et les interactions doivent être alignés sur les objectifs visés. Encore faut-il en avoir. Si ce n’est pas le cas, on s’en remet à la chance.

Vous présentez dans votre blog la notion de capital réactionnel, pouvez-vous nous présenter en quoi ce dernier consiste et les étapes clés à suivre pour le construire sur LinkedIn ?

Le capital réactionnel, c’est un actif que nous générons en étant présents auprès des membres de notre réseau.

Parfois, c’est un J’aime pour une nouvelle qui ne lève pas. D’autres fois, c’est un commentaire pour relancer le débat ou pour proposer son aide. Dans tous les cas, c’est d’être là avant tout pour les autres et d’apporter de la valeur, à la fois pour notre réseau et pour la personne qui a publié.

En agissant ainsi, avec constance et pertinence, nous nous faisons remarquer positivement. Chaque geste s’ajoute inconsciemment dans l’esprit des gens, jusqu’à ce que ce soit à notre tour de récolter. Un même message auprès d’un même réseau peut obtenir 10 à 100 fois plus de visibilité grâce au capital réactionnel accumulé.

Les bonnes pratiques à adopter sur LinkedIn

En ayant ceci en tête, il vous suffit d’aller régulièrement dans le fil de nouvelles et de chercher selon 2 critères : le sujet de la nouvelle et la personne qui publie.

Si le sujet est pertinent pour les membres de votre réseau, vous pouvez cliquer J’aime ou faire un partage. Si la personne qui publie est importante pour vous, il peut être plus intéressant de commenter. Elle pourra ainsi vous répondre.

D’ailleurs, générer des likes, c’est bien mais générer des commentaires, c’est encore mieux ! Quels sont vos conseils pour optimiser un article afin qu’il génère des commentaires ?

Pour générer des commentaires, il faut déjà que l’article soit écrit en ayant cet objectif en tête.

Ceux qui utilisent les médias sociaux restent souvent en surface. Ils sautent d’un article à l’autre. Pour favoriser l’engagement et provoquer la conversation, il faut créer un changement de rythme ou une pause.

Pour ce faire, il existe différentes façons. Il y a par exemple : la surprise, la prise de position – idéalement polarisée, les opinions ou réactions en lien avec l’actualité, la demande de partages d’expérience, etc.

Une que l’on oublie parfois et qui est pourtant évidente : laisser de la place pour que les lecteurs puissent compléter ce que l’on présente.

En d’autres mots, les omissions volontaires. Par exemple, à la question sur les erreurs courantes plus haut, j’aurais pu ne pas inclure le volet social. À coup sûr, quelqu’un aurait commenté en parlant des invitations non personnalisées ou de ceux qui s’immiscent maladroitement dans les conversations.

Gardez en tête qu’une personne qui commente une première fois – et qui vit une bonne expérience – aura plus tendance à le faire à nouveau dans le futur. Quelques fois, il faut instaurer un climat de confiance avec des sujets plus légers.

Certains commentaires peuvent être négatifs, quelle est d’après vous la meilleure réaction à avoir dans ce cas : ignorer ces commentaires, répondre avec bienveillance, susciter le débat ?

Le type de relation que je veux développer avec mon auditoire fait en sorte que je vais toujours répondre avec bienveillance dans un premier temps.

Ensuite, cela dépend de la réponse de celui qui a commenté, du risque auquel je m’expose et de l’importance du sujet pour moi.

Quelqu’un m’a déjà écrit que mon article était mauvais. J’ai simplement répondu : « Merci pour ton retour et désolé si je t’ai fait perdre ton temps ». Il n’y avait pas matière à discuter davantage.

LinkedIn, échange avec Mathieu Laferrière

Dans certains cas, un débat est intéressant pour obtenir de la visibilité. L’algorithme de LinkedIn adore ces échanges de commentaires. D’autres peuvent se joindre à la conversation, entraînant une hausse exponentielle du nombre de vues.

Ce qu’il faut éviter, ce sont les discussions qui dérapent et qui s’étirent. Il m’est arrivé à l’occasion de communiquer en privé avec la personne. Par exemple : « J’en prends note. Je vous envoie un message ». Ce n’est pas tout le temps possible, mais cela peut faire une différence.

Les groupes constituent un très bon moyen de partager des astuces, mais avec le volume des articles qui sont publiés, il peut être difficile de se rendre visible auprès des autres membres du groupe. Avez-vous des conseils pour que l’article obtienne des vues et génère des réactions ?

Il faut évidemment optimiser le titre, l’image et l’introduction. C’est un minimum.

9 fois sur 10, il faut aussi que le contenu soit pertinent avec la nature du groupe. Pour le reste, il faut miser sur le réseau et le capital réactionnel.

En effet, quelqu’un qui vous connaît a plus de chance de réagir à ce que vous publiez dans un groupe. Vous avez donc avantage à vous connecter avec certains membres de celui-ci.

D’ailleurs, que vous soyez actif sur leurs nouvelles à l’extérieur ou à l’intérieur du groupe n’a pas d’importance. Vous accumulez du capital réactionnel et celui-ci peut être utilisé partout, même dans le groupe.

Être actif dans un groupe a cependant un double avantage. Vous accumulez du capital réactionnel auprès de ceux qui publient et vous gagnez en rayonnement auprès de ceux qui les lisent.

Dans les 2 cas, visez ceux qui sont actifs pour augmenter vos chances d’être vu et lu.

Guide pratique sur l'utilisation des réseaux sociaux dans le cadre professionnel

En regroupant 16 millions de membres et 2,1 millions d’utilisateurs actifs au quotidien, LinkedIn reste l’un des réseaux sociaux privilégiés par les professionnels en France. Cependant, avoir un profil complet et informatif n’est plus suffisant pour se démarquer. Quelles sont alors les bonnes pratiques à mettre en place pour rendre son expertise visible sur ce réseau social ? Mathieu Laferrière, strategic advisor, facilitator et coach LinkedIn partage quelques astuces pour faire la différence sur LinkedIn :

Bonjour Mathieu, merci d’avoir accepté cette interview ! Avant d’entrer dans le vif du sujet, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Comme plusieurs personnes de nos jours, j’ai un parcours atypique. J’ai fait mes études universitaires en génie à l’École Polytechnique de Montréal. À la même époque, j’étais aussi guitariste dans un groupe de musique.

J’ai travaillé ensuite pendant 9 ans au sein d’une entreprise qui concevait des scanners et des logiciels pour optimiser la coupe de bois. J’ai été tour à tour développeur logiciel, gestionnaire de projet R&D et coordinateur des opérations.

Mathieu Laferrière LinkedIn Bonnes Pratiques

Puis, je me suis lancé en affaires en 2007. C’est à ce moment que j’ai découvert LinkedIn. Il y avait tout juste 13 millions de membres dans le monde, soit moins que la France ou le Canada aujourd’hui.

Je demandais à chaque personne que je croisais : es-tu sur LinkedIn ? Peu de gens savaient ce que c’était. J’ai alors donné mes premières conférences sur le sujet. Puis un livre en 2009 et un cours en ligne à la mi-2015.

En parallèle, je me suis intéressé à l’organisation intelligente, le futur du travail, l’économie circulaire et une multitude d’autres sujets.

Au cours des 2 dernières années, j’ai aidé des milliers d’entrepreneurs et professionnels de la francophonie à mieux comprendre les opportunités et menaces du numérique. La majorité provient du Canada, de la France et de la Suisse.

À partir de votre expérience, quelles sont les erreurs les plus courantes effectuées sur LinkedIn ?

L’erreur la plus courante est en lien avec le profil. Soit il est rempli comme un cv, soit il est incomplet. Dans les 2 cas, il rate quasiment toujours sa cible.

Il faut voir de plus en plus son profil comme une interface entre 2 personnes. Il faut présenter directement ce que les visiteurs – intéressants pour nous – veulent savoir.

La deuxième erreur est en lien avec le réseau. Beaucoup de personnes se connectent avec n’importe qui, car elles n’ont pas de critère ou visent uniquement la quantité. Pour ma part, je mesure 2 choses : la réactivité et l’alignement avec mes objectifs. Ainsi, je m’assure d’un maximum de visibilité et d’interactions à court, moyen et long terme.

Puis, il y a le volet social. Plusieurs semblent oublier qu’il s’agit avant tout d’une plateforme sociale où la relation est importante. Il faut personnaliser et contextualiser les échanges, faire croître la confiance, bâtir la notoriété. Cela débute dès l’invitation et il faut être patient.

Finalement, une erreur courante pour ceux qui désirent des résultats : le manque d’alignement. Le profil, le réseau et les interactions doivent être alignés sur les objectifs visés. Encore faut-il en avoir. Si ce n’est pas le cas, on s’en remet à la chance.

Vous présentez dans votre blog la notion de capital réactionnel, pouvez-vous nous présenter en quoi ce dernier consiste et les étapes clés à suivre pour le construire sur LinkedIn ?

Le capital réactionnel, c’est un actif que nous générons en étant présents auprès des membres de notre réseau.

Parfois, c’est un J’aime pour une nouvelle qui ne lève pas. D’autres fois, c’est un commentaire pour relancer le débat ou pour proposer son aide. Dans tous les cas, c’est d’être là avant tout pour les autres et d’apporter de la valeur, à la fois pour notre réseau et pour la personne qui a publié.

En agissant ainsi, avec constance et pertinence, nous nous faisons remarquer positivement. Chaque geste s’ajoute inconsciemment dans l’esprit des gens, jusqu’à ce que ce soit à notre tour de récolter. Un même message auprès d’un même réseau peut obtenir 10 à 100 fois plus de visibilité grâce au capital réactionnel accumulé.

Les bonnes pratiques à adopter sur LinkedIn

En ayant ceci en tête, il vous suffit d’aller régulièrement dans le fil de nouvelles et de chercher selon 2 critères : le sujet de la nouvelle et la personne qui publie.

Si le sujet est pertinent pour les membres de votre réseau, vous pouvez cliquer J’aime ou faire un partage. Si la personne qui publie est importante pour vous, il peut être plus intéressant de commenter. Elle pourra ainsi vous répondre.

D’ailleurs, générer des likes, c’est bien mais générer des commentaires, c’est encore mieux ! Quels sont vos conseils pour optimiser un article afin qu’il génère des commentaires ?

Pour générer des commentaires, il faut déjà que l’article soit écrit en ayant cet objectif en tête.

Ceux qui utilisent les médias sociaux restent souvent en surface. Ils sautent d’un article à l’autre. Pour favoriser l’engagement et provoquer la conversation, il faut créer un changement de rythme ou une pause.

Pour ce faire, il existe différentes façons. Il y a par exemple : la surprise, la prise de position – idéalement polarisée, les opinions ou réactions en lien avec l’actualité, la demande de partages d’expérience, etc.

Une que l’on oublie parfois et qui est pourtant évidente : laisser de la place pour que les lecteurs puissent compléter ce que l’on présente.

En d’autres mots, les omissions volontaires. Par exemple, à la question sur les erreurs courantes plus haut, j’aurais pu ne pas inclure le volet social. À coup sûr, quelqu’un aurait commenté en parlant des invitations non personnalisées ou de ceux qui s’immiscent maladroitement dans les conversations.

Gardez en tête qu’une personne qui commente une première fois – et qui vit une bonne expérience – aura plus tendance à le faire à nouveau dans le futur. Quelques fois, il faut instaurer un climat de confiance avec des sujets plus légers.

Certains commentaires peuvent être négatifs, quelle est d’après vous la meilleure réaction à avoir dans ce cas : ignorer ces commentaires, répondre avec bienveillance, susciter le débat ?

Le type de relation que je veux développer avec mon auditoire fait en sorte que je vais toujours répondre avec bienveillance dans un premier temps.

Ensuite, cela dépend de la réponse de celui qui a commenté, du risque auquel je m’expose et de l’importance du sujet pour moi.

Quelqu’un m’a déjà écrit que mon article était mauvais. J’ai simplement répondu : « Merci pour ton retour et désolé si je t’ai fait perdre ton temps ». Il n’y avait pas matière à discuter davantage.

LinkedIn, échange avec Mathieu Laferrière

Dans certains cas, un débat est intéressant pour obtenir de la visibilité. L’algorithme de LinkedIn adore ces échanges de commentaires. D’autres peuvent se joindre à la conversation, entraînant une hausse exponentielle du nombre de vues.

Ce qu’il faut éviter, ce sont les discussions qui dérapent et qui s’étirent. Il m’est arrivé à l’occasion de communiquer en privé avec la personne. Par exemple : « J’en prends note. Je vous envoie un message ». Ce n’est pas tout le temps possible, mais cela peut faire une différence.

Les groupes constituent un très bon moyen de partager des astuces, mais avec le volume des articles qui sont publiés, il peut être difficile de se rendre visible auprès des autres membres du groupe. Avez-vous des conseils pour que l’article obtienne des vues et génère des réactions ?

Il faut évidemment optimiser le titre, l’image et l’introduction. C’est un minimum.

9 fois sur 10, il faut aussi que le contenu soit pertinent avec la nature du groupe. Pour le reste, il faut miser sur le réseau et le capital réactionnel.

En effet, quelqu’un qui vous connaît a plus de chance de réagir à ce que vous publiez dans un groupe. Vous avez donc avantage à vous connecter avec certains membres de celui-ci.

D’ailleurs, que vous soyez actif sur leurs nouvelles à l’extérieur ou à l’intérieur du groupe n’a pas d’importance. Vous accumulez du capital réactionnel et celui-ci peut être utilisé partout, même dans le groupe.

Être actif dans un groupe a cependant un double avantage. Vous accumulez du capital réactionnel auprès de ceux qui publient et vous gagnez en rayonnement auprès de ceux qui les lisent.

Dans les 2 cas, visez ceux qui sont actifs pour augmenter vos chances d’être vu et lu.

Guide pratique sur l'utilisation des réseaux sociaux dans le cadre professionnel

Suivez les dernières tendances RH, marketing et de la transformation numérique !

S’abonner au blog

Suivez les dernières tendances RH, marketing et de la transformation numérique !

S’abonner au blog

By | 2018-07-02T10:43:03+00:00 août 7th, 2018|General|

About the Author:

Brand Marketing Specialist @ Smarp, solution de communication digitale et d'employee advocacy.